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Musée des Confluences, les travaux avancent mais la polémique n'est pas éteinte

lundi 2 avril 2012

Jean-luc Fosse, directeur technique
de GTM (Vinci construction)
La construction du Musée des Confluences a indéniablement pris un nouveau tour depuis que le géant du BTP, Vinci, a récupéré le chantier. Si l'on en croit le responsable des travaux,  Jean-Luc Fosse, le nouveau calendrier devrait être respecté et le gros oeuvre du bâtiment particulièrement complexe, imaginé en 2001 par le cabinet d'architectes autrichien adepte de la "déconstruction" Coop Himmelb(I)au, pourrait être achevé avant la fin de l'année 2012.

La charpente métallique, en cours d'installation, est posée sur un socle de béton, lui-même installé sur des piliers profonds en cette zone humide (la Confluence est la pointe ultime avant la réunion de la Saône et du Rhône).  Elle sera ensuite recouverte du fameux nuage de "Cristal", qui donnera la forme très particulière, déjà largement représentée, de ce bâtiment futuriste.
Bruno Jacomy,
conservateur en chef

Si les professionnels restent peu diserts sur le coût final du chantier, on sait que les chiffres ont explosé depuis les premières évaluations. Le Canard enchaîné ainsi que des opposants au Président du Conseil Général (et ministre de la Justice) Michel Mercier, n'hésitent pas à ajouter au coût initial les frais liés aux différents arrêts du projet et ceux du "manque à gagner" pour le département du Rhône... Pour financer le musée, le Conseil Général a en effet, rappelle le Vice-Président du Grand Lyon Gilles Vesco, vendu au plus mauvais moment ses parts dans la Compagnie Nationale du Rhône - CNR - . Compte tenu de l'augmentation exponentielle de la valeur des actions, la perte pour les finances publiques semble en effet énorme  (lire ici).


Le bâtiment est aussi attaqué sur le fait qu'il n'atteindra pas les normes de qualité environnementales aujourd'hui requises et que son coût de fonctionnement devrait être particulièrement élevé... Pour s'y rendre, peu de parkings, mais un tramway tout neuf, dont le chantier devrait débuter prochainement, qui déposera les visiteurs à la porte...
Face à cette pluie de critiques, les concepteurs préfèrent opposer la prouesse technique. "Dans ma déjà longue carrière, je n'ai jamais connu de bâtiment culturel qui ne prenne pas de retard", indique le conservateur en chef du Musée, Bruno Jacomy, qui peaufine actuellement la programmation du lieu.
Quant à Jean luc Fosse, qui dirige la construction du gros oeuvre, il ne tarit pas d'éloge sur le côté technique  "Imaginez le nombre de calculs nécessaires pour chaque poutrelle, les études sur la tension, l'assemblage de l'ensemble au millimètre près, avec 250 000 boulons, 17000 plaques inox toutes différentes...!".  Et d'ajouter, pour répondre à ceux qui critiquent le "gouffre énergétique" que constitue le bâtiment : "Les onze verrières laisseront entrer la chaleur durant l'hiver et 600 panneaux photovoltaïques "rendront" de l'électricité à EdF"...

Les travaux de second œuvre (plâtrerie, chauffage, ventilation, climatisation, électricité, etc.) ont déjà débuté et se poursuivront jusqu'à l'automne 2013. Il faudra ensuite, sous la conduite d'Hélène Lafont-Couturier, nommée récemment pour prendre la responsabilité de l'ensemble des musées du Département du Rhône, que les 6 400 m2 de surfaces d'exposition du musée soient aménagés, de même que la librairie et les trois brasseries qui prendront place sur le site. Le musée comprendra aussi deux auditoriums... "Si le rythme continue à être tenu, il pourra enfin être inauguré comme prévu au printemps 2014".

Hélène Lafont-Couturier, directrice des
Musées du Département du Rhône
Le Musée des Confluences comprendra deux niveaux... le premier sera consacré aux collections permanentes et le second, aux temporaires : le turn over sera important, puisqu'au minimum six expositions temporaires devraient être organisées chaque année, sans compter les expositions itinérantes, qui continueront à tourner "hors les murs" dans l'ensemble du département. Il s'agira à la fois d'expositions invitées, mais aussi des expositions montées par le musée lui-même, "le plus souvent en co-productions, pour en réduire les coûts", reconnaît Hélène Lafont-Couturier qui devra gérer ce grand vaisseau muséal dans un cadre budgétaire qui ne pourra qu'être contraint.
Gilles Roman
(avec LYon-Entreprises.com)
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