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Formation : Queyranne répond à Sarkozy

" Les Régions sont prêtes à l’évaluation des résultats de leurs politiques de formation : celle-ci montrera que l’argent public est bien utilisé, notamment pour les jeunes et les demandeurs d’emploi non indemnisés."
C’est la réponse du Président de la région Rhône Alpes Jean Jack Queyranne aux propos de Nicolas Sarkozy. En visite dans la Drôme le mardi 3 mars, le Président de la République a en effet annoncé une nouvelle loi sur la formation professionnelle, pour corriger "les inégalités criantes d'accès et les lacunes inacceptables dans le financement de la formation".
Les régions en première ligne
Pour Jean Jack Queyranne, c'est l’adaptation au bassin d’emploi qui fait l’efficacité de la formation professionnelle et qui permet de répondre aux exigences en qualification des entreprises. Face à la crise, il estime que les Régions sont en première ligne puisque la formation professionnelle représente le quart de leur budget.
Mais Nicolas Sarkozy a pointé lors de sa visite à Alixan (26) les failles de la loi actuelle et les disparités d'accès aux dispositifs de formation tout au long de la vie. "Un chômeur ou un travailleur de TPE ou PME ont moins de chance de se former que l'employé d'une entreprise de plus de 500 salariés", s'est indigné le président. Ce qu'il a résumé en ces termes : "si vous êtes chômeur, vous avez moins d'accès à la formation que si vous avez du travail".
Un fonds pour la reconversion
Nicolas Sarkozy en a profité pour "réannoncer" la création d'un fonds d'investissement social destiné à la reconversion professionnelle. Ce fonds sera doté de "2,5 à 3 milliards d'euros, dont plus de la moitié apportée par l'Etat". Sans préciser exactement d'où viendra le reste.
De toute manière, le Président de la République semble penser que l'argent de la formation professionnelle, géré pour l'instant de manière paritaire, pourrait être rationalisé. "Il faut réduire le nombre d'Organismes Paritaires Collecteurs", a t'il indiqué. Un grand chantier qui risque de faire grincer des dents du côté des gestionnaires actuels, le patronat et les syndicats.
Les inquiétudes de la Région
Pour Jean Jack Queyranne, la réforme annoncée ne doit pas se traduire par une ré-étatisation, "au moment où l’on constate une baisse des moyens en formation du Pôle emploi et des crédits d’Etat aux missions locales... Si les Régions sont disposées à jouer le jeu du partenariat, elles ne peuvent être considérées uniquement comme des tiroirs caisse", ajoute t'il. 

Commentaires

claudius a dit…
Queyranne devrait penser à reconvertir professionnellement son directeur de cabinet.M.Notariani fait l'unanimité contre lui

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