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Liverpool / Lyon (1-2) / C'est si bon !!

Menée au score et avec une défense inédite car expérimentale, l'équipe lyonnaise a su renverser la vapeur à Anfield Road, au fil d'une deuxième mi-temps incroyable.
Gonalons et Delgado ont ainsi offert à l'OL une victoire de prestige, et un bon pour les 1/8èmes de finale. Reste à le valider en phase retour, à « terminer le travail » selon l'entraîneur Claude Puel. Liverpool, quant à lui, s'enfonce un peu plus dans une spirale négative, et se voit maintenant dans l'obligation formelle de remporter les 3 prochains matchs, pour espérer une qualification. Lyon, avec ces trois nouveaux points, pointe plus que jamais en tête de sa poule. « La Marseillaise » a surpassé le légendaire « You'll never walk alone » ... pour cette fois... retour sur une rencontre palpitante :

Un match à tournants.
Comme souvent en Ligue des Champions, la route est longue, et bien malin est celui qui peut se vanter de suivre parfaitement sa feuille de route. Rien ne se passe jamais comme prévu, même lorsque vous vous appelez Liverpool. Ainsi des imprévus se sont manifestés assez rapidement dans la partie, avec les sorties de Gerrard (25ème minute) et du latéral droit Martin Kelly, à un quart d'heure du terme de la rencontre pour Liverpool. Côté lyonnais aussi, l'infirmerie est bien remplie au niveau des défenseurs centraux : Cléber Anderson, Bodmer et Boumsong étaient déjà indisponibles, et Cris s'est ajouté à la liste mardi soir, victime d'un violent choc tête contre genou avec Kuyt (30').

Photo de l'entraînement avec Lloris et Bats à Anfield/Liverpool (publiée par Rémy Vercoutre sur son profil Facebook).


L'OL fait jeu égal avec Liverpool.
Claude Puel alignait une défense qui devient habituelle, composée de Réveillère, Cris, Toulalan et Aly Cossikho. Au milieu se présentaient Källström, Makoun et Pjanic, sur les ailes offensives Govou, le capitaine, à droite, et Ederson à gauche. Lisandro Lopez était enfin seul attaquant de pointe.


Côté anglais, Rafael Benitez alignait un 4-2-3-1 composé en défense de Kelly, Carragher, Agger et Insua. Leiva et Mascherano, dans un milieu en triangle, soutenaient Gerrard dans l'axe, lequel était accompagné de Kuyt à droite et de Benayoun à gauche. David N'Gog, l'ancien parisien, était titularisé d'entrée en pointe par le coach de Liverpool. C'est la petite surprise de ces compositions d'équipes.

La première occasion du match était à mettre à l'actif des lyonnais, mais « Licha » (surnom attribué à Lisandro Lopez) ne parvenait pas à tromper la vigilance de Pepe Reina sur une tête cadrée venant d'un centre de Cissokho (10').


Cinq minutes plus tard, c'est Kuyt qui marquait un but face à Lloris, mais but annulé pour une poussette sur Toulalan. L'arbitre, M. Undiano Malenco, prenait ses responsabilités dès le début du match. Steven Gerrard, incertain avant la rencontre, demande à être remplacé, et le coach espagnol de Liverpool procède à l'entrée en jeu de Fabio Aurelio (25'). Puis intervient la blessure de Cris à la demi-heure de jeu.

Une blessure qui coûte cher.
Cette blessure du « policier » est dommageable à l'OL, qui joue à dix contre onze pendant la fin de la première-mi-temps. Cette infériorité numérique est le moment choisi par Liverpool pour prendre l'ascendant. N'Gog est à deux doigts d'ouvrir la marque d'une reprise (36'), mais Lloris est impérial et bien sur ses appuis. Le score est toujours de 0-0 et Lyon résiste bien à la pression : les 2600 supporters lyonnais font du bruit à Anfield Road. Mais la 41ème minute est un nouveau tournant de ce match : Fabio Aurelio frappe aussi puissamment que soudainement de l'angle de la surface de réparation, et la défense lyonnaise, surprise, laisse naviguer le ballon dans la surface.

Il arrive sur Benayoun, absolument seul, qui fusille Lloris et ouvre la marque pour les Reds (1-0), juste avant la mi-temps. Deux minutes plus tard, Fabio Aurelio, encore lui, se démarque et place une tête à bout portant des buts. Lloris est à la parade d'un réflexe magnifique. 1-0 à la mi-temps, c'est un coup dur pour les lyonnais, qui rentrent aux vestiaires menés au score malgré une première mi-temps assez équilibrée.

Lyon est de retour !
Dès le retour des vestiaires, les lyonnais se montrent plus agressifs, mais c'est encore Liverpool qui est dangereux, par l'intermédiaire d'une tête de Benayoun qui manque de peu le cadre (56'). Lloris, impérial encore cinq minutes plus tard, lorsqu'une tête de Kuyt l'oblige à se détendre le long de son poteau droit.

Claude Puel, qui voit que son équipe est en difficulté, procède à un changement offensif : Gomis entre à la place d'Ederson. L'ancien niçois a peu touché le ballon hier, ce qui explique son faible rendement. Immédiatement, les lyonnais se ressaisissent par les coups de pied arrêtés. Pjanic frappe un coup-franc excentré que Gonalons dévie du bout du crâne ; c'est à côté des buts de Pepe Reina.

L'égalisation des Gones intervient peu après (72'), sur un corner tiré par Källström : Toulalan butte une première fois sur Reina, puis le tir de Makoun est repoussé de nouveau par le goal des Reds, Gonalons, enfin, reprend d'une tête plongeante le ballon qui finit au fond des filets !


Stupeur à Anfield Road. Lyon reprend le dessus et les Anglais reculent, doutent. Kuyt essaye à nouveau de marquer de la tête, mais son occasion n'est pas cadrée (84'), tout comme la reprise de volée de Skrtel, au-dessus des cages d'Hugo Lloris (86'). Claude Puel décide alors de faire son troisième changement : Delgado entre à la place de Lisandro Lopez, très timide lors de cette soirée.

Et de la même manière que Gonalons a marqué après son entrée en jeu, le scénario se répète pour Delgado, deuxième buteur des lyonnais à la 89ème minute de jeu. Sur une action de contre rondement menée, Govou centre fort à ras-de-terre devant le but, et trouve l'argentin au second poteau (2-1). L'OL prend l'avantage et le gardera définitivement. C'est une grande soirée pour l'Olympique Lyonnais.

Lyon récupère des caractéristiques qui faisaient sa force.

Avec cette victoire, l'OL a retrouvé des vertus qu'il semblait avoir perdues la saison dernière : la hargne, la haine de la défaite, un coaching gagnant, des victoires arrachées dans les arrêts de jeu... Lyon récupère des caractéristiques qui faisaient sa force. Liverpool quant à lui s'enfonce dans un début de crise, avec une quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues.


Tous les grands quotidiens ont titré sur l'OL suite à cette rencontre : c'est un résultat « Époustouflant » pour l'Équipe, un « exploit » pour le Progrès, « Lyon renverse une montagne » selon le Parisien et c'est un « OL exceptionnel » pour le Dauphiné Libéré. Preuve en est que c'est avec de telles performances que l'OL rentrera à coup sûr dans les cœurs des supporters... et des journalistes.


Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)





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