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1/8ème de finale retour / REAL MADRID-LYON (1-1) : Lyon est grand !

Sensationnels, incroyables, exceptionnels, les superlatifs ne manqueront pas dans la presse aujourd'hui, et pour cause : Lyon a réalisé ce mercredi 10 mars 2010 l'une de ses plus belles performances européennes.

En obtenant le match nul sur la pelouse du Réal Madrid (1-1), les lyonnais se qualifient pour les 1/4 de finale de la plus prestigieuse des compétitions, au terme d'une rencontre à deux vitesses : une première mi-temps poussive et désordonnée, une seconde période active et maîtrisée. Pas grand monde n'y croyait, et pourtant : Lyon l'a fait !

Lloris en sauveur... et en réussite !
Ce match entre Lyon et Madrid donnait lieu à plusieurs matchs dans le match, notamment à celui des gardiens entre Iker Casillas et Hugo Lloris. Lloris, vainqueur aux points à l'aller, savait qu'il serait très sollicité lors de la rencontre à Santiago Bernabeu, et le gardien rhodanien a passé le test grandeur nature haut la main (ou haut les gants). D'abord décisif dès les premières secondes du match face à Kaka, l'ancien Niçois a ensuite été cueilli à froid par l'ouverture du score dès la 6ème minute de jeu de Cristiano Ronaldo (1-0). Lloris, comme les tout meilleurs gardiens, a ensuite bénéficié d'une insolente réussite sur le tir croisé d'Higuain, finissant sa course sur le poteau gauche de l'OL alors que les buts étaient vides (25'). Peu après, Higuain, de nouveau, profitait d'un centre de Kaka pour ajuster Lloris d'un plat du pied ; le gardien lyonnais détournait in extremis en corner (27').


En toute fin de première mi-temps, dominée de la tête et des épaules par des madrilènes conquérants, l'argentin Higuain, très en vue, prenait le ballon de la tête : celui-ci s'échouait à quelques centimètres des cages (40'). Lyon souffrait terriblement en première mi-temps, sans doute paralysé par l'enjeu, le mythe du Réal et la vivacité des madrilènes, mais le score restait raisonnable. Pas de grande inquiétude à avoir, Lyon et le Réal, à la mi-temps, n'étaient ni qualifiés, ni éliminés (1-1 sur les deux matchs).

La métamorphose de l'OL.
La mi-temps aura fait un bien fou à l'OL. Claude Puel changeait son 4-2-3-1 peu efficace en faisant sortir Makoun et Boumsong au profit de Källström et Gonalons. Ce repositionnement tactique allait très vite s'avérer bénéfique, avec Källström au débordement et Govou à la réception, mais trop maladroit pour espérer marquer (52'). Peu après, c'est Lisandro, très seul en première mi-temps, qui démontrait la fébrilité de Casillas : il récupérait le ballon et frappait fort des 30 mètres, Casillas repoussait difficilement (55'). Deux occasions en deuxième mi-temps, et vous connaissez le proverbe : jamais deux sans trois.
La troisième occasion, justement, était la bonne. Delgado sur le côté gauche centrait pour Lisandro qui contrôlait dos au but et remisait asticieusement dans la course face au but de Pjanic, lequel fusillait Casillas de près (1-1, 75'). Après avoir très longtemps couru après le ballon, Lyon avait clairement pris le contrôle du match et méritait cette égalisation.
Madrid reprenait la maîtrise du ballon lors du dernier quart d'heure, mais à trop se jeter en avant, les madrilènes en oubliaient de défendre, et il s'en fallait de peu pour que Lisandro et Delgado ne donnent un avantage plus conséquent à la formation olympienne (90' et 91').

Au final, l'arbitre sifflait la fin du match sur ce score de parité qui qualifiait l'OL. Les joueurs restaient ébahis sur la pelouse, le temps de réaliser pleinement ce qu'ils venaient d'accomplir. Quelque chose de grand, d'immense. La nuit a sans doute été belle pour les Lyonnais. Elle l'a été, à coup sur, pour tous les supporters.

Le paradoxe "à la lyonnaise".
Il aura fallu attendre l'année où Lyon piétine en championnat pour le voir enfin réaliser quelque chose de grand à l'échelle européenne : c'est là tout le paradoxe soulevé par cette qualification. On le sait bien, Lyon alterne le très bon et le très mauvais cette saison : Liverpool (2-1) ou Madrid (1-0) d'un côté, Grenoble (1-1), Montpellier (0-1) ou Boulogne (0-0) de l'autre, l'OL gagne donc contre les grands d'Europe mais se transforme en vilain crapaud quand la princesse ne s'appelle plus Ligue des Champions mais Ligue 1. Un peu capricieux, les lyonnais ?
On peut expliquer ce paradoxe en partie par l'énorme qualité du groupe, souvent remise en cause toutefois par un manque de motivation hebdomadaire. Mais attention, messieurs les joueurs, de ne pas vous tromper d'objectif : la participation en Ligue des Champions passe avant tout par une bonne performance en Ligue 1. Pour l'heure, Lyon est quatrième après la victoire surprise des Auxerrois mercredi soir à Bordeaux (2-1). Un tout petit bémol sur l'hymne à la joie lyonnais.

Ce qu'il faut retenir de ce match, c'est qu'un exploit tient souvent à peu de choses. L'OL l'avait appris à ses dépends en 2006 contre le Milan AC (défaite 3-1 dans les toutes dernières minutes du match), et l'a vu cette fois en sa faveur contre le Réal Madrid. La roue tourne pour l'OL. Pas pour les madrilènes, qui échouent au stade des 1/8èmes de finale de Ligue des Champions pour la sixième année consécutive. Grâce à un Delgado en très grande forme et à un Lloris égal à lui-même, Lyon a su se sortir de l'arène espagnole. Le but de Pjanic est lui aussi très symbolique, où comment le talent d'un gamin de 19 ans peut anéantir les 200 millions d'euros investis par le Réal Madrid sur le marché des transferts cet été ; preuve en est que l'argent n'est pas maître de tout dans le football.
Les lyonnais ont fait preuve de courage et d'abnégation pour retrouver les 1/4 de finale de la plus grande des compétitions, et cela sans se soucier des médias espagnols, pas objectifs pour un sou.

L'arbitre de la rencontre, Monsieur Rizzoli, était aussi l'arbitre du match Anderlecht-Lyon (1-3), en août dernier. Ce soir là, Lyon avait évité le piège des tours de qualification. Maintenant, il est à trois marches de la consécration suprème en Europe. De quoi rappeler que Lyon revient de loin...


Mikhaël Defoly.


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