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Régionales en Rhône-Alpes : le Grand Chelem de J. Jack Queyranne

Jean Jack Queyranne n'en croyait pas ses oreilles, au soir de ce second tour des élections régionales ce 21 mars 2010. Devant les militants surchauffés, réunis sur une péniche à deux pas de la Préfecture, il apprenait les résultats de Villeurbanne (60,42%), Vaulx en Velin (68%), Givors (66%), Vénissieux (66,25%)... et voilà qu'on lui annonce que tous les départements de Rhône-alpes, même ceux les plus traditionnellement ancrés à droite, ont basculé. L'Ain, le Rhône, l'Isère, l'Ardèche, la Loire et les deux Savoies, rien n'a semblé résister, pas même la ville d'Annecy, à cette vague rose et verte des élections régionales. Le résultat pour l'ensemble de la région est éloquent (voir la liste des élus sur LYon-Politique.fr) : l'union de la gauche et des écologistes recueille 50,76 % des voix, devant l'UmP de Françoise Grossetête (34,02 %) et le Front National de Bruno Gollnisch (15,23 %).
Deux grosses ombres au tableau... l'abstention et le vote FN.
Les projections en sièges font apparaître une assemblée totalement repeinte en rose et vert : 100 sièges pour la gauche, 40 pour la droite et 17 pour le Front National. Mais à y regarder de plus près, ce tableau est terni par deux grosses ombres : le taux d'abstention sur l'ensemble de la région Rhône-Alpes s’établit à 50,48 % et, justement, la réapparition du Front National est remarquable dans bon nombre de communes "populaires".

La droite enfermée dans le déni...
Courant de plateaux télés en directs radios, les candidats sont épuisés par les mois de campagne. A droite on ne réalise pas -ou on refuse de voir- l'ampleur de la défaite. Si ces soirées électorales sont toujours des exercices imposés d'autosatisfaction, on atteint des sommets lorsque la candidate de l'UmP tente à se raccrocher à un calcul - qui s'avèrera faux- : "si il n'y avait pas eu le Front National et si on additionnait les voix du FN à celles de l'UMP, nous aurions gagné largement" assène Françoise Grossetête à une journaliste, avant d'ajouter "Mr Queyranne est le président sortant le moins bien réélu de France, il ne fait même pas 50% des voix, il est donc élu grâce au Front National"... Elle reviendra plus tard sur cette déclaration en admettant sa défaite dans un débat en direct sur France 3, mais c'est sans compter avec la tête de liste UMP du Rhône, la secrétaire d'Etat Nora Berra, qui assène à la seule élue socialiste de l'Est lyonnais, Farida Boudaoud : "vous n'avez rien compris au message des électeurs !".

Le message des électeurs est pourtant clair : entre 2004 et 2010, l'abstention a progressé de près de 15% (!), la liste de Jean-Jack Queyranne a dépassé la barre des 50 % et la triangulaire n'est donc pas la raison de sa victoire. La liste de Françoise Grossetête recule, elle, de plus de 220000 voix par rapport à celle de la droite, dirigée en 1984 par la Barriste Anne-Marie Comparini ...

Objectif : conforter l'union pour les présidentielles de 2012...
Face à ces résultats et aux doutes exprimés par les électeurs (ou ceux qui ont refusé de voter) Jean Jack Queyranne et Philippe Meirieu disent avoir conscience de leur responsabilité : "Nous serons au travail dès la semaine prochaine avec l'emploi comme priorité", ont-t-ils indiqué. "Il n'y aura ni hégémonie, ni arrogance de notre part" ajoute le futur président de région.
Devant les militants réunis sur une péniche pour faire la fête, il rappelle d'ailleurs : "nous sommes forts quand nous sommes unis et que nous savons rassembler des gens autour de nous". Et appelant l'écologiste Etienne (Tête) à monter sur le podium avec lui, il leur demande de travailler dans l'union et la solidarité, "avec comme objectif les présidentielles de 2012".

Gilles Roman

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