Accéder au contenu principal

Actuellement sur LYFtvNews :



1/2 finale retour de L.d.C. / Lyon-Bayern (0-3) : Une fessée et Olic.

C'est un Olympique Lyonnais totalement dépassé par l'évènement qui s'est présenté mardi 27 avril 2010 à Gerland contre le Bayern Munich.
Défait 3-0 (triplé d'Olic), le club de Jean-Michel Aulas a bien mal répondu à l'attente d'une Ville pourtant dévouée à sa cause (les TCL, par exemple, ont arboré toute la journée des drapeaux aux couleurs de l'OL). La Bavière exulte et toute la ville allemande se met à rêver avec son équipe à une cinquième étoile sur le maillot du Bayern (signe de victoire dans la compétition). Ils affronteront l'Inter Milan ou Barcelone en finale.

Lyon : fébrile, comme à l'aller.
La vraie réussite de Van Gaal, l'entraîneur du Bayern, n'aura pas été de maintenir son maigre avantage acquis à l'aller, mais plutôt d'avoir réussi à reproduire avec son équipe le même type de match qu'à Munich : une domination dans tout les secteurs de jeu, une ligne de récupération bien supérieure aux lyonnais, un pressing constant lorsqu'ils n'avaient pas le ballon, une grande solidité défensive, peu de déchet technique et un spectacle offensif de grande qualité.
Pourtant, on les avait entendus, les lyonnais, tout au long de la semaine dernière : ils n'étaient pas satisfait de leur piètre prestation de l'Allianz Arena (défaite 1-0) et voulaient à tout prix prouver leur vraie valeur. Pour cela, ils avaient fait repousser le match de championnat OL-Monaco (prévu le 12 mai) afin d'être frais physiquement et ils avaient organisé une mise au vert à Monthieux, dans l'Ain, histoire de se ressourcer, de vivre en groupe et d'apaiser la tension existante autour de l'évènement. Persuadés que l'OL ne pouvait que s'améliorer en référence à son non-match à l'aller, ils étaient nombreux, supporters comme connaisseurs, à y croire, à cette qualification rhodanienne. Et la première surprise tombait un peu plus de deux heures avant le coup d'envoi du match : Claude Puel avait choisi d'aligner un attendu 4-2-3-1 avec Govou, Bastos et Delgado, ce dernier en soutien direct de Lisandro Lopez, qui s'était plaint d'avoir été trop esseulé lors de la première manche.
Devant la défense centrale Cris/Boumsong, Makoun et Gonalons avaient la lourde tâche de contenir les percées de Robben, Olic, Müller et le jeu rude de Van Bommel. Le flegme du Camerounais et la fougue maladroite du jeune lyonnais auront au final laissé un boulevard aux bavarois, notamment sur les côtés où Réveillère et Cissokho ont souffert face à Altintop et Robben.

Deux avertissements... dans le vent.
Le Bayern commençait le match dans l'optique claire de marquer un but rapidement. Ainsi, et dès la troisième minute, Olic profitait d'une bourde de Cris pour centrer au point de penalty vers Müller, lequel manquait le cadre de quelques centimètres. Les lyonnais étaient passés tout prêt de la douche froide, de la même façon que Müller, alors que le chronomètre annonçait dix minutes de jeu, profitait d'une touche anodine pour centrer fort et de façon dangereuse devant la cage d'Hugo Lloris. Deux occasions sans conséquences immédiates, mais qui montraient clairement la fébrilité des lyonnais en ce début de rencontre.

On connait tous le fameux proverbe "jamais deux sans trois", et parce que les proverbes sont aussi faits pour être vérifiés, Müller, de nouveau sur une touche, perçait la défense statique des lyonnais et servait Olic, seul face à Lloris qui le fusillait (0-1, 26'). Il fallait bien cette ouverture au score pour réveiller les lyonnais, sans doute un peu paralysés par l'enjeu : Bastos, sur un centre de Govou, manquait inexplicablement l'égalisation du gauche aux 6 mètres. Maladresse, manque d'efficacité, ce n'était pas le cas du Bayern et de son attaquant croate Olic : doublant la mise sur un service d'Altintop (0-2, 67'), il enfonçait définitivement le clou avec une tête à bout portant, après un bon centre de Lahm (0-3, 76'). Lloris avait fait de beaux arrêts face à Robben auparavant (57' et 71'). Après le triplé du croate, la messe était dite à Gerland, et ni Govou ni Gomis, entré en jeu à la mi-temps, n'arrivaient à peser réellement sur la défense allemande. Une muraille infranchissable pour les rhodaniens, bien que prise à défaut à 13 reprises depuis le début de la compétition.

Une colonne vertébrale mise à mal par le corps arbitral.
Après l'expulsion de Toulalan à Munich par M. Rosetta (54', à la suite de deux cartons jaunes très sévères), c'est le capitaine Cris qui s'est fait expulser hier soir par Monsieur Busacca (60'), suite, là encore, à un jugement très discutable (le policier, frustré d'avoir écopé d'un carton jaune peu évident, s'est rendu coupable d'un geste d'humeur maladroit qui lui a valu une expulsion sévère). Une nouvelle fois, l'OL a dû terminer la rencontre à 10, ce qui a bien sur totalement scellé le sort du match et le résultat. Il n'est pas chauvin de dire que l'OL n'aura tout de même pas bénéficié d'un arbitrage très favorable sur la double confrontation, privé injustement de Toulalan dans un premier temps puis de Cris hier soir, deux éléments indispensables de la colonne vertébrale lyonnaise.

Pour l'OL, la déception est légitime autant que l'élimination est logique. Les lyonnais n'auront jamais su prendre le jeu à leur compte et se libérer totalement au fil des 180 minutes de la demi-finale. Le Bayern Munich mérite donc sa qualification, acquise de haute volée après un match solide à Munich (1-0) et une démonstration à Gerland (3-0). Même si l'arbitrage pourra être l'un des sujets les plus épineux dans tout les bars ce matin, l'Histoire retiendra avant tout que l'OL n'a pas été au rendez-vous de sa demi-finale. Triste épilogue pour une campagne européenne qui aura quand même été magnifique (à l'image d'ailleurs des encouragements de Gerland hier soir jusqu'aux derniers moments du match). Et ils ont eu raison, les supporters, de laisser parler leur coeur. Allez, laissons le notre s'exprimer aussi, et disons le haut et fort, avec fierté malgré tout : merci l'OL !

Mikhaël Defoly


Photo : dans le cadre d'un accord entre Lyon et Münich, un agent d’accueil germanophone (en tenue de supporter du Bayern) a accueilli à l’Office du Tourisme les supporters Allemands, leur a proposé de la documentation touristique sur la ville et conseillé les sites touristiques à ne pas manquer.
.




BlogBang

Commentaires

Articles les plus consultés :