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Nucléaire : coup de chaud pour les centrales de Rhône-Alpes

centrale de Cruas
Centrale de Cruas 
Photo : Wikipedia
Les conséquences de l'épisode de sécheresse (voir l'article de LYon-Actualités ici) commencent à affecter l'ensemble de la France et particulièrement la région Rhône-Alpes. Dans un communiqué, l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) indiquait récemment qu'à ce jour (le 18 mai 2011 - ndlr), "le fonctionnement normal des centrales nucléaires n’est pas affecté par la sécheresse constatée en France, malgré l’enregistrement d’une diminution du débit de certains cours d’eau". 
L'ASN qui rappelle tout de même qu'en cas de sécheresse et de canicule, "les exploitants des centrales nucléaires doivent être en mesure de faire face à la perte totale ou partielle du refroidissement liée à une diminution du niveau et du débit d’eau dans les fleuves, ainsi qu’à l’élévation de la température ambiante dans les locaux contenant des équipements importants pour la sûreté".

Des précédents de 1976 à 2006
Lors d'épisodes précédents de fortes chaleurs, entre 1976 et 2006, le gouvernement s'était déjà vu "contraint de prendre des mesures exceptionnelles" pour garantir la disponibilité du réseau électrique français.
Paradoxalement, la réponse des autorités n'avait alors pas été de réduire l'activité des centrales, mais de relever le seuil des normes autorisées ! "Ainsi, EDF avait pu déroger aux limites thermiques des rejets de certaines centrales nucléaires pour augmenter leur disponibilité".
Suite aux dernières sécheresses, en 2003 et 2006, l’ASN avait demandé à EDF de tirer les enseignements de ces épisodes de canicule et de prendre les mesures nécessaires. Il s'agissait selon l'autorité "de réévaluer les dispositions de protection des installations vis-à-vis des températures extrêmes et de la sécheresse, d'apporter des modifications techniques pour améliorer la capacité de refroidissement et renforcer la résistance des matériels sensibles aux températures élevées et de mettre en place des dispositifs d’alerte permettant d’anticiper l’évolution des températures et du débit d’eau des fleuves".

Une surmortalité attendue de la faune et de la flore...
Au cours de la récente conférence de presse  de l'ASN en Rhône-Alpes (lire ici), l'un de ses responsables; Philippe Ledenvic, a brièvement abordé le sujet de la canicule en indiquant que l’ASN participe au processus national de veille déployé par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et que, pour l'instant, il n'y a pas de risque de manque d'eau pour le refroidissement des centrales elles-mêmes. Le principal risque résiderait selon lui dans un réchauffement de l'eau du Rhône au delà des 28 degrés aujourd'hui admis, qui pourrait provoquer une surmortalité des poissons en aval de la centrale de Cruas dans la Drôme.

Des dérogations "fort laxistes" accordées aux centrales qui dépassent la température l'égale
Ce n'est pas l'avis de l'Observatoire du Nucléaire, une organisation indépendante qui vient de publier une note assez alarmante sur ce sujet : pour cet organisme, si il est en effet "improbable de voir le Rhône à sec, contrairement à la Loire, cela ne le protège pas pour autant des problèmes" : il existe des limites légales aux rejets d'eau chaude dans les rivières, afin de ne pas détruire irrémédiablement la faune et la flore. "Malgré des dérogations fort laxistes accordées par l'Etat à EDF", note l'Observatoire du Nucléaire, "il est possible que des centrales soient arrêtées car ne pouvant respecter les limites légales, même avec dérogations". Seraient concernées, tout au long du Rhône, les centrales de Saint-Alban (Isère, deux réacteurs), Bugey (Ain, quatre réacteurs), Cruas (Ardèche, quatre réacteurs), Tricastin (Drôme, quatre réacteurs)... L'observatoire rappelle d'ailleurs que,  lors de l'été 2003, "des dizaines d'infractions ont été commises par ces centrales nucléaires".
Au dela des risques de réchauffement de l'eau et de la surmortalité de la faune et de la flore, l'organisme indépendant met aussi l'accent sur  les rejets de produits chimiques (zinc, phosphore, sulfates, sodium, chlorures, morpholine, cuivre, etc) des centrales. "En temps ordinaires, ces rejets sont déjà problématiques pour l'environnement, voire pour la santé publique. Ces risques sont aggravés l'été du fait du moindre débit des rivières. Et le problème est démultiplié en cas de sécheresse : ces produits chimiques sont rejetés dans des rivières au débit très faible, causant de fait de graves pollutions chimiques".


Gilles Roman
(redaction@LYonenFrance.com)


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