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Epidémie de diarrhées mortelles (ECEH) : les recommandations de l'OMS

allemagne OMS
Après le dernier point effectué le 5 juin 2011, l'Organisation Mondiale de la Santé indique qu'en Allemagne, l'E. coli entérohémorragique (ECEH) continue sa progression.  "Le nombre des cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) et d’infection à E. coli entérohémorragique (ECEH) a continué d’augmenter ces derniers jours en Allemagne. Dix pays en ont désormais notifié au Bureau OMS de l’Europe". 



Une augmentation des cas durant le week-end
Au 5 juin à 10 h 00 HEC, l'Allemagne avait signalé 627 cas de SHU (dont 15 cas mortels), soit 54 de plus que la veille. 1536 cas d'infection à ECEH (sans HUS) avaient été signalés en Allemagne (dont 6 cas mortels), soit 108 de plus que la veille. Pour le reste de l'Europe, au 5 juin à 18 h 00, 11 autres pays  avaient signalé 31 cas de SHU (dont un cas mortel) et 71 cas d'ECEH (sans cas mortel) au total.
En outre, indique l'OMS, "les Centers for Disease Control and Prevention d'Atlanta, aux Etats-Unis d'Amérique, avaient précédemment publié des informations sur 2 cas de SHU survenus dans ce pays et dus à la même flambée épidémique".

Le foyer semble localisé en Allemagne mais d'autres pays européens sont touchés
Dans tous les cas mentionnés ci-dessus, sauf un, les patients affectés par un SHU ou une infection à ECEH s'étaient rendus en Allemagne ou avaient quitté ce pays durant la période d'incubation de l'infection, qui dure généralement de 3 à 4 jours après l'exposition à l'agent pathogène (mais peut varier de 2 à 10 jours). Tous les pays touchés notifient leurs cas aux autorités allemandes et à l'OMS.

Aucune restriction des échanges commerciaux n'est recommandée
De nombreuses investigations se poursuivent pour établir l’origine de cette flambée, qui reste encore incertaine. Conformément au Règlement sanitaire international les États Membres sont informés des derniers évènements. L'OMS ne recommande à ce stade aucune restriction des échanges commerciaux en raison de la flambée épidémique.

Foire aux questions :

Que dois-je faire pour éviter d'être infecté ?
En général, les mesures de prévention des infections dues à l'Escherichia coli entérohémorragique (ECEH) sont comparables à celles qui sont recommandées pour d’autres maladies d'origine alimentaire, à savoir notamment les pratiques fondamentales d'une bonne hygiène alimentaire. Il est surtout conseillé de se laver les mains après être allé aux toilettes et avant de consommer de la nourriture, de laver soigneusement les aliments à l'eau potable, surtout s'ils sont consommés crus, et d'éviter les contaminations croisées lors de la préparation des repas.

Devrais-je éviter de manger des concombres et autres légumes ?
Les personnes vivant dans la zone de l'épidémie devraient suivre les conseils des autorités locales et nationales. En général, elles devraient se conformer aux mesures d'hygiène les plus strictes en ce qui concerne la consommation et la manipulation d'aliments, comme le décrit la publication de l'OMS intitulée "Cinq clés pour des aliments plus sûrs".


Que faire si j'ai la diarrhée ?
Si vous vous trouvez dans le nord de l'Allemagne ou avez eu des contacts avec cette zone géographique récemment, et que vous ressentez les symptômes de la diarrhée, consultez votre médecin généraliste. Il convient de veiller à une rigoureuse hygiène des mains, notamment si vous êtes en contact avec de jeunes enfants et des personnes immunodéprimées. Si vous avez une diarrhée grave ou sanglante, prenez immédiatement un avis médical et informez le médecin si vous vous êtes rendu en Allemagne récemment. Ne prenez pas, de votre propre initiative, d'antidiarrhéiques et ne recourez pas à des antibiotiques, car ces médicaments pourraient aggraver la situation.

Les professionnels de la santé et les autorités sanitaires devraient s'assurer qu'ils sont informés quant à la manière de diagnostiquer et de traiter ces patients et de signaler tous les cas aux autorités nationales.

Quelle est l'origine de cette épidémie ?
C'est la grande question à laquelle les laboratoires de toute l'Europe s'attachent à répondre : l'Agence France Presse indique que dimanche, le ministre de l'agriculture de Basse-Saxe (nord) a annoncé que des graines de soja germées pourraient être en cause. Le ministre Gert Lindemann a estimé lors d'une conférence de presse à Hanovre que, si la preuve définitive n'a pas encore été apportée, «les indices sont toutefois si forts que nous devons toutefois recommander aux consommateurs de renoncer pour l'instant à la consommation de graines germées». 
Selon le ministre, la piste remonterait à une entreprise de jardinage qui vend des graines de soja germées en Allemagne mais aussi dans d'autres pays européens et en Extrême-Orient. L'Allemagne s'apprêterait à lancer un avertissement via le système européen d'alerte rapide.

Le biogaz produit par la fermentation des déchets organiques ?
Le quotidien Le Parisien relève aussi la piste suivie par des scientifiques qui ont émis l'hypothèse du biogaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales. «Il y a toutes sortes de bactéries qui n'existaient pas auparavant qui sont maintenant produites dans les bacs de fermentation, a déclaré, au quotidien Welt am Sonntag, Bernt Schottdorf, patron d'un laboratoire médical à Augsbourg. Elles produisent des hybrides, se mélangent les unes aux autres sans que l'on n'ait étudié ce qui se passe vraiment».  Plus de 80% de ces déchets sont ensuite utilisés pour fertiliser les terres.


G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)


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