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Sortir : un site internet dédié au covoiturage pour les loisirs

Serge Dorny, directeur
de l'Opéra de Lyon
Photo @LYFtvPhotos -
Seize entreprises culturelles du Grand Lyon (*) ont choisi le mardi 20 septembre, journée internationale du covoiturage, pour annoncer le lancement d'une nouvelle plateforme internet, dédiée à ce "mode doux" de déplacement vers les salles de spectacles.
Sur une initiative de son directeur, Serge Dorny, l'Opéra de Lyon a effectué en 2009 un bilan carbone de son activité. Deux "points noirs" ont alors été mis en évidence : la gestion matérielle (bâtiments, construction et déplacement des décors) pour laquelle des économies "évidentes" pouvaient être trouvées, ainsi que l'organisation des déplacements, des artistes comme du public. 

Les résidences d'artistes seront privilégiées sur les tournées
Pour ce qui concerne les artistes de l'Opéra, qui voyagent beaucoup à l'étranger, Serge Dorny explique qu'aujourd'hui les résidences de plusieurs jours sont désormais privilégiées : "moins coûteuses en énergie, elles sont plus conformes à l'idée que nous nous faisons de la culture... en restant une semaine à dix jours sur un même lieu, l'orchestre ou le ballet peuvent aussi établir une relation privilégiée avec leur public, participer à des interventions en milieu scolaire...et cela est très apprécié lors de nos séjours à l'étranger".  

La création de Covoiturage-pour-sortir.fr
Pour le public, l'Opéra  a analysé qu'au moins la moitié des spectateurs se déplacent en voiture pour les spectacles du soir. Une grande partie d'entre eux n'habite d'ailleurs pas Lyon intra-muros et le site Covoiturage-pour-sortir.fr, lancé avec une quinzaine d'autres partenaires culturels, devrait leur permettre d'organiser leurs trajets... et de partager leur véhicule.
Soutenue par le Grand Lyon, le Conseil Régional Rhône-Alpes et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), cette plateforme se donne les moyens d'agir dans la durée. Concrètement, le site internet, dont le fonctionnement est assuré pour cinq ans, permettra aux spectateurs de cliquer sur une carte interactive au moment de l'achat d'un billet auprès d'un des établissements partenaires, et ainsi de trouver le point de rencontre "covoiturage" le plus proche de leur domicile...


Quant à Nordine Boudjelida, le directeur de l'Ademe, il se dit heureux de voir que la préoccupation environnementale dépasse aujourd'hui  le simple côté normatif et répressif. "Associer l'idée du covoiturage à une activité festive, comme les déplacements vers les concerts ou les festivals, c'est redonner une dimension humaine et positive à la préoccupation écologique... Celle-ci doit cesser d'être vécue comme une somme de règlements et d'interdictions"... 
De là à ce que la plateforme de covoiturage se transforme en site de rencontre ! 
Gilles Roman
(redaction@LYonenFrance.com)

(*) Opéra de Lyon, Théâtre de la Croix Rousse, Espace Albert Camus de Bron, La Renaissance Oullins, TNP de  Villeurbanne, Musée d'Art Contemporain de Lyon, Transbordeur, Théâtre des Célestins, Institut d'Art Contemporain, Ensatt, Les Subsistances, Festival Woodstower, Maison de la Danse, Le Toboggan, les Biennales de Lyon, le Marché équitable de Givors...

Une politique générale d'aide au développement des transports doux
Covoiturage, auto-partage, bicyclette électrique, Velo'v, autolib, plateformes multimodales, parkings de proximité... la politique des transports fait l'objet depuis quelques années de toutes les attentions des collectivités du Grand Lyon et de la région Rhône-Alpes. Cela coûte très cher à la collectivité. "La seule région Rhône-Alpes consacre 600 millions d'euros, soit un quart de son budget annuel, à sa politique du transport (TER, gares etc...)" indique, l'un de ses vice présidents, Guy Palluy . Mais pour Gilles Vesco, élu du Grand Lyon chargé du développement des transports "doux", si la collectivité se doit de donner la possibilité à chacun de se déplacer, elle doit aussi tout faire pour éviter les phénomènes de saturation (bruit, pollution atmosphérique, contamination urbaine, embouteillages...)... Cela passe par des investissements lourds, la proposition d'alternatives fiables à l'automobile et l'information des citoyens. 

L'information passera par internet, les radios locales et les smartphones
Dans ce sens, un gros effort sera fait dans les prochaines années avec la création d'une radio locale d'info-trafic pour les habitants de la région urbaine de Lyon, la mise en place de plateformes internet de covoiturage et bientôt le développement d'applications pour les smartphones, qui seront généralisées. 

G.R.

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