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Grève des éboueurs, le Grand Lyon "ne veut pas privatiser"

Face à la grève des services de propreté dans certains arrondissements (3ème, 4ème, 6ème et 7ème) mais aussi à Villeurbanne, le Grand Lyon a tenu à indiquer ce lundi 19 mars qu'"il n'y a pas de privatisation prévue pour le service de collecte des déchets".
Selon le Président du Grand Lyon, Gérard Collomb, la révision du système de collecte opérée sur le territoire de l'agglomération Lyonnaise "ne peut en aucun cas être assimilée à une privatisation", d'abord parce que la collecte des déchets relève à 100% du service public, qu'il soit opéré en régie directe (par les agents du Grand Lyon directement) ou confié à des entreprises qui assurent cette mission sous le contrôle et pour le compte de la collectivité. Ensuite parce que la future organisation entend maintenir l'équilibre régie/entreprises à 50/50, "comme c'est le cas actuellement".

Une réorganisation uniquement géographique
Le Grand Lyon rappelle l'origine de la proposition de nouvelle organisation : la nécessité de "rebattre les cartes" à chaque fois que les marchés arrivent à échéance, de manière à assurer l'égalité des entreprises et à ne pas favoriser le sortant, conformément aux recommandations habituelles de la Chambre régionale des comptes.

Les marchés publics de la collecte sur le Grand Lyon arrivent à échéance en 2012. Il a donc été proposé un nouveau découpage géographique : selon le nouveau découpage, les communes de Lyon et Villeurbanne seront traitées par les entreprises en marché et les 56 autres communes du Grand Lyon seront traitées en régie, directement par les agents du Grand Lyon. "Ce choix permet également de satisfaire la revendication ancienne des syndicats d'avoir un samedi sur deux de repos pour les agents, mesure qui sera effective dès le 2 novembre 2012", rappelle l'institution.

Les syndicats ont été reçus... le 9 mars...
Le président du Grand Lyon indique aussi qu'il a reçu les syndicats le 9 mars dernier et leur a proposé les avancées suivantes :  la possibilité d'un retour de la régie en 2017 à Lyon et Villeurbanne, la création de 10 postes de conducteurs supplémentaires pour diminuer de plus de moitié le recours à l'intérim en réaffectant les crédits à la création d'une équipe volante d'éboueurs,  le passage en régie de la collecte des silos enterrés hors verre (ordures ménagères et sélectives).
Et enfin des mesures concrètes d'amélioration des conditions de travail des agents faisant cas notamment de la pénibilité du travail.
L'inter-syndicale toujours mobilisée
Le 19 mars, les syndicats semblaient toujours particulièrement mobilisés : dans un communiqué, l'intersyndicale indiquait être consciente des désagréments occasionnés aux usagers, mais assurait que son combat n'a rien de corporatiste : "Il s'agit de défendre la qualité du service". L'affaire pourrait bien se terminer devant les tribunaux, le Grand Lyon ayant déposé un recours contre plusieurs représentants syndicaux pour "entrave au droit du travail".
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)

Commentaires

OndineV a dit…
De tout coeur avec les lyonnais. Tenez bon! Sauvez le service public.

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