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Une (tentative) de biographie de Jacques Vergès - avec Wikipedia

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Jacques Vergès lors du procès de
Klaus Barbie (Lyon) -
Jacques Vergès est un personnage aussi énigmatique qu’ambigu. Connu comme un "avocat des causes perdues d'avance", il s'est rendu célèbre à Lyon en défendant l'ancien chef nazi Klaus Barbie, mais il a aussi été le pugnace défenseur  de Omar Haddad (l'affaire "Omar m'a tuer"...) dont il a obtenu la réhabilitation. Proche dans ses dernières années du socialiste Roland Dumas, il n'a pas hésité à courir les plateaux de télévision pour défendre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, poursuivi par le Tribunal Pénal international et s'était porté candidat pour défendre le colonel Kadhafi devant la même institution !
Né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne le 5 mars 1925 au Siam (actuelle Thaïlande), Jacques Vergès ne cachait pas que sa biographie comportait des zones d'ombre, entre 1970 et 1978, mais il ne les expliquait pas, laissant ainsi la place à tous les fantasmes, ce dont il semblait s'amuser beaucoup.
Un avocat très politique...
Célèbre pour ses convictions anticolonialistes, mais aussi selon Wikipedia "pour son passé d'ancien résistant",  Jacques Vergès était le frère jumeau de l'homme politique réunionais Paul Vergès.
Fils d'une institutrice vietnamienne, et du docteur Raymond Vergès, consul de France à Ubon Ratchathani (Siam), il aura vécu à l'île de la Réunion (où il a eu pour camarade de classe Raymond Barre !), à Madagascar., puis, lorsqu'il s'est engagé dans la Résistance en 1942, en Angleterre, en Italie et en France métropolitaine, avant de se rendre en Asie et en Afrique.
Arrivé très jeune à Paris, Jacques Vergès adhère en 1945 au Parti communiste français. Il est élu en 1950, à Prague, membre du bureau du Congrès de l'Union internationale des étudiants (comme représentant de la Réunion et non de la France, ce qui lui vaut quelques remarques du PCF) . En 1952, il devient secrétaire du mouvement, où, sous l'impulsion du soviétique Alexandre Chélépine, futur chef du KGB, il pousse les feux de l'anticolonialisme. Il reste sur place jusqu'en 1954. Il y obtient sa deuxième année de droit.
Dans les années 1950, il fait connaissance avec les futurs chefs khmers rouges Saloth Sâr (plus connu ensuite sous le nom de Pol Pot) et Khieu Samphân. Le jeune avocat anticolonialiste demande alors au PCF et au PSU de s'occuper d'affaires en Algérie. Il milite pour le FLN et défend leurs combattants (en prenant "Mansour" comme nom de guerre), dont l'emblématique Djamila Bouhired, qui avait été capturée par les paras français, torturée puis jugée et condamnée à mort pour attentats à la bombe en Algérie notamment au Milk-Bar (5 morts, 60 blessés dont beaucoup de civils - bombe qui avait été placée en fait par Zohra Drif). Sa cliente devient pour quelques années son épouse et ils ont deux enfants. Il quitte le PCF en 1957.
À l'indépendance de l'Algérie en 1962, Jacques Vergès s'installe à Alger, prend la nationalité algérienne et devient le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères.
Jacques Vergès rencontre Mao Tsé-Tsoung en mars 1963 et se rallie très rapidement aux thèses maoïstes. Il est alors destitué de ses fonctions et doit rentrer à Paris.jusqu'en 1965, à la destitution du président Ben Bella qui lui permet de rentrer en Algérie où il est avocat jusqu'en 1970.
En janvier 2008, il apporte son soutien en personne à Tomislav Nikolic, dirigeant nationaliste du Parti radical serbe.
De 1970 à 1978, Jacques Vergès disparaît. Aux journalistes qui lui demandaient s'il était au Liban, à Moscou ou s'il travaillait pour les Khmers rouges chez Pol Pot, au Cambodge, il a répondu qu'il était « très à l'est de la France » et « avec des amis qui sont encore vivants, dont certains ont des responsabilités importantes ».  Très diminué par un AVC au début de l'année 2013 Il s'est éteint le 15 août, emportant avec lui ses mystères... Il avait 88 ans. 

Sa biographie : De mon propre aveu : Souvenirs et rêveriesJacques+Vergès+biographie

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