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Bilan des Journées du Patrimoine : à Lyon, un franc succès !

La centrale hydro-électrique
de Cusset
Le public était au rendez-vous des 30èmes Journées européennes du patrimoine du Grand Lyon. Malgré une météo incertaine dimanche, le Grand Lyon et les agglomérations du Pôle Métropolitain se proposaient de mettre en lumière plus particulièrement cette année la question des patrimoines en mutation, en résonance avec la thématique nationale « 1913 - 2013 : cent ans de protection »
Cette approche du patrimoine vivant était particulièrement parlante pour les publics. Pour Lyon, ce week-end a également été l’occasion de fêter les 15 ans d’inscription de son site historique à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Un engouement autour du patrimoine reconverti 
La participation importante aux visites, animations, expositions et balades proposées sur le thème « Patrimoines en mutation » a montré l’intérêt des visiteurs de découvrir l’évolution des usages d’un bâtiment, quartier ou espace vert au fil des années. La reconversion en parc de la caserne Sergent Blandan a été l’un des lieux les plus plébiscités de cette édition. 1 500 personnes étaient présentes à son ouverture au public vendredi et 20 000 visiteurs s’y sont rendus samedi. Le Pôle Pixel a affiché complet tout le week-end : 3 200 personnes se sont imprégnées de l’atmosphère des tournages, ont découvert les techniques de mixage son et de restauration de films… A Grigny, 2 840 personnes se sont rendues dans l’ancienne rotonde ferroviaire, qui est actuellement investie par la Biennale d’Art Contemporain. Le mariage du patrimoine et de l’art contemporain a été compris par le public, comme en témoigne l’attractivité de l’église Saint Just qui a accueilli 2 000 visiteurs, et celle de l’ancienne chaufferie de l’Antiquaille avec 2 300 visiteurs.  L'Observatoire de Lyon nous indique qu'il a compté quant à lui plus de 1500 visiteurs ! Les nombreux jeux de piste qui invitaient le public à explorer un quartier ou un bâtiment ont séduit les adultes et leurs enfants. Quelques 1 200 personnes ont aussi mené l’enquête dans le quartier Confluence sur la seule journée de samedi. 
Les Maisons des champs et les anciens forts militaires de l’agglomération lyonnaise n’ont pas désempli du week-end. Le Fort du Bruissin de Francheville a accueilli 1 300 personnes, tandis que le Fort Paillet de Dardilly a été visité 1 000 fois et la maison des champs Melchior-Philibert (Charly) 400 fois. Quelques sites particulièrement emblématiques, ouverts exceptionnellement au public, ont suscité un véritable engouement : 2 800 personnes ont pu pénétrer dans la Manufacture des Tabacs qui accueillait le grand public pour la première fois, seulement la journée du samedi. Celles-ci ont pu découvrir à travers des visites commentées ou une chasse au trésor pour les plus jeunes, les transformations réalisées dans cette ancienne fabrique de tabacs, devenue un lieu dédié aux savoirs et à l’apprentissage pour les étudiants de l’Université de Lyon
Par ailleurs, l’intérêt pour le patrimoine industriel ne s’est une fois de plus pas démenti, comme en témoigne par exemple l’affluence à la centrale hydroélectrique de Cusset (photo), qui a accueilli pour cette édition 1 600 personnes tandis que 1 434 personnes visitaient l’Usine des eaux à Caluire.

Les 15 ans d’inscription à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO 
L’Hôtel-Dieu, plus grand ensemble patrimonial du site historique a ouvert ses portes pour la dernière fois au grand public avant le début des travaux de réhabilitation. Près de 10 000 personnes ont pu le traverser et ont été enthousiasmées dimanche par les explications de Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques. Elles ont découvert par la même occasion des fragments de l’immense fresque révélée par les fouilles du Service archéologique municipal. En outre, plus de 5 000 visiteurs ont admiré le travail des restaurateurs au sein de la chapelle de l’Hôtel-Dieu. Le public a pu appréhender le site historique de Lyon avec un regard nouveau grâce aux différentes lectures de paysage assurées par les Musées Gadagne. 
570 personnes ont profité du point de vue de la Place Abbé Larue, 380 de celui depuis l’Esplanade de la Grande-Côte et 800 depuis le Pavillon Rives de Saône. Pendant tout le week-end, la découverte du paysage de la ville et plus précisément des limites du site historique reconnu par l’UNESCO a été agrémentée d’animations artistiques -la Fleur de l’UNESCO, les performances de l’Ecole de cirque de Lyon – Ménival, de l’association Laluma et de la compagnie Nagib Guerfi- et des rythmes brésiliens des Batucadas.

Les sites et balades traditionnelles toujours plébiscitées
 Les nombreuses possibilités de parcours à pied, à vélo, en bateau ou en transports collectifs ont constitué autant de moyens d’apprécier de nombreux sites remarquables ou insolites.  Comme chaque année, les monuments et les institutions culturelles du centre historique de Lyon ont été plébiscités, occasionnant de nombreuses files d’attente que le public a acceptées avec patience, comme au Palais de Justice, dont la restauration exceptionnelle a attiré beaucoup de monde. 14 000 visiteurs se sont rendus à l’Hôtel de Ville, 11 500 se sont pressés au Palais St Pierre, tandis qu’ils étaient 6 000 aux Musées Gadagne – Musée d’histoire de Lyon et 7 432 à l’Opéra de Lyon. 4 500 personnes ont également découvert les différents métiers et savoir-faire de l’artisanat d’art d’excellence présentés par le Comité Bellecour à la Chapelle de la Trinité. Les lieux ressources dédiés au patrimoine, tels que La DRAC, les Archives municipales de Lyon et la Maison du Fleuve Rhône (Givors) ont respectivement accueilli 1 500, 900 et 250 personnes. Le succès renouvelé des Journées européennes du patrimoine dans le Grand Lyon tient une fois encore à la forte mobilisation des acteurs publics, privés et associatifs autour de cette manifestation. 
G.R.
(Redaction@LYonenFrance.com)
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